Dépression : les modifications du cerveau et l'importance d'une prise en charge en profondeur
Comprendre
Hippocampe, amygdale, cortex préfrontal : ce qui change dans le cerveau lors d'un épisode dépressif.
Au cours d'épisodes dépressifs, on observe de nombreuses modifications structurales, fonctionnelles et même cellulaires au niveau des structures impliquées dans la gestion de l'humeur et des émotions : l'hippocampe, l'amygdale et le cortex préfrontal.
Parmi ces modifications, on note une diminution du volume de l'hippocampe et une diminution de l'activité du cortex préfrontal, associées à une raréfaction de l'arborisation dendritique et des connexions interneuronales. Les travaux de Sheline ont montré une corrélation entre la diminution du volume de l'hippocampe et les antécédents dépressifs, ce qui suggère que ces modifications sont à l'origine de récidives.
Les manifestations selon la zone touchée
Hippocampe : troubles de la mémoire et de la concentration.
Amygdale (hyperactivation) : anxiété et irritabilité.
Cortex préfrontal (inhibition) : ralentissement, manque de motivation et d'initiative.
Une prise en charge en profondeur
Ces données montrent le caractère neurotoxique de la dépression et l'importance de la prendre en charge en profondeur pour obtenir une meilleure qualité de rémission.
Une prise en charge neuroprotectrice et neuroréparatrice permettrait de restaurer et prévenir les dommages causés par les épisodes dépressifs, en relançant une neurogenèse fonctionnelle, en stimulant l'arborisation dendritique et en restaurant les connexions synaptiques. La reconstitution d'un réseau neuronal efficace pourrait réduire la vulnérabilité des personnes concernées et prévenir les récidives.
La sophrologie ne remplace pas un suivi médical : en cas de symptômes dépressifs, consultez un médecin.