Les 3 phases du stress : ce qui se passe dans votre corps

Comprendre

Alarme, résistance, épuisement : comprendre la réponse physiologique au stress décrite par Hans Selye.

Voici comment s'amorce la réaction de stress, telle que l'a décrite l'endocrinologue Hans Selye, le premier chercheur à avoir étudié le phénomène.

La réponse physiologique au stress en trois phases

Lorsque survient le stimulus (d'un ton exceptionnellement sévère, le patron vous demande à son bureau), il se produit d'abord une brève période de choc (les jambes molles, ou les poils des bras qui se hérissent), puis l'organisme se met instinctivement en mode de mobilisation générale. Surtout contrôlés et régulés par le système nerveux et les glandes endocrines, ces mécanismes de réactions en chaîne comprennent deux phases, parfois trois.

1. La phase d'alarme

Les glandes surrénales libèrent d'abord de l'adrénaline et d'autres hormones pour mettre le corps en état de réagir immédiatement ; grâce à ce mécanisme, les perceptions, la force musculaire et les réflexes sont temporairement décuplés. C'est la célèbre « fight or flight response », un état de très grande vigilance où il s'agit de décider si on va fuir la situation ou l'affronter.

2. La phase de résistance

Après quelques minutes, plusieurs autres mécanismes se mettent en place (hausse dans le sang du taux de cholestérol, d'acides gras, de sucre et des facteurs de coagulation, inhibition du fonctionnement des globules blancs, etc.) et l'organisme libère de nouvelles hormones, dont les endorphines, le cortisol, la dopamine et la sérotonine. Tout cela dans le but d'entreprendre les actions appropriées.

Normalement, ces deux premières phases sont bénéfiques. Les réactions de stress agissent comme stimulant pour l'organisme afin qu'il mobilise le maximum de ses ressources. Une fois l'événement réglé, la réaction de détente s'enclenche et le corps ressent de la fatigue ; après une période de repos, l'organisme retourne à son métabolisme habituel.

3. La phase d'épuisement

Si la situation stressante dure trop longtemps sans que la personne puisse la régler, ou qu'elle se reproduit trop souvent, ou encore si le système nerveux ne peut plus mettre fin à la phase de résistance (notamment chez les personnes anxieuses), l'organisme entre tôt ou tard dans une troisième phase : l'épuisement.

Les mécanismes de réaction fonctionnent tout le temps « à plein régime », entraînant une déperdition d'éléments biochimiques ainsi que des désordres métaboliques et physiologiques. L'organisme s'épuise, certains organes ou systèmes s'affaiblissent ou se relâchent.

Malheureusement, les victimes de stress chronique ne sont pas toujours conscientes de leur situation. Pour soulager les malaises, plusieurs adoptent des comportements de compensation : tabac, alcool, excès de sommeil, isolement… Cela fait oublier temporairement le stress, mais ne le règle pas, et de nouveaux problèmes apparaissent.

Stress chronique et santé

Les mécanismes en cause dans le stress chronique sont nombreux et peuvent contribuer à une grande variété de dérèglements :

  • Vieillissement accéléré : le stress augmente le dommage oxydatif des cellules.

  • Déficit nutritionnel : le corps consomme plus vite ses nutriments (magnésium, potassium, vitamines B…) et les absorbe moins bien.

  • Déficit immunitaire : le cortisol peut affaiblir les défenses ; les personnes stressées souffrent plus fréquemment du rhume.

  • Ulcères et brûlures d'estomac : le stress peut y contribuer.

  • Problèmes gynécologiques : aménorrhée, périodes d'infertilité.

  • Santé mentale : anxiété, crises de panique, phobies, dépression, dépendances, troubles de l'alimentation.

  • Maladies à composante psychosomatique : asthme, psoriasis, migraine, fibromyalgie, colite, syndrome de fatigue chronique…

  • Aggravation de maladies : hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type II.

Si vous vous reconnaissez dans ces signaux, la sophrologie peut vous aider à relâcher la pression. Prenez rendez-vous pour en parler.